~ Rituels de conscience ~

Lors de mes études de master en communication, j’ai découvert cette phrase : « penser global, agir local », et depuis, j’aime m’en rappeler et essayer de l’appliquer le plus souvent possible, que ce soit professionnellement ou personnellement. Cette phrase a souvent fait sens dans mon quotidien. Je vous partage ci-après ma vision actuelle de la conscience et comme je la concrétise dans mes actes quotidiens au travers de cette expression et de l’histoire du colibri. Créons, Accueillons & Ritualisons 🌳


Je crée le « Penser global, Agir local »


Tout d’abord, « Penser global » nous invite à prendre du recul sur nos actions, en regardant en tant que spectateur ce que nos actes entrainent comme conséquence chez nous, chez les autres, sur le monde. En s’éloignant du bout de notre nez pour voir l’ampleur de notre existence et la conséquence de nos actes : le fameux « effet papillon », ça nous remet en perspective, en conscience avec la vie qui nous entoure, nous ancrant dans notre quotidien et notre corps. Chacune de nos actions à des conséquences plus importantes que ce que nous voyons, comme la face cachée d’un iceberg (30% en surface, 70% sous l’eau). Voir la globalité d’une action est une richesse, qui permet de prendre conscience de notre vie, de notre importance.

Puis, comme le dit Jane Goodall (primatologue et militante pour la biodiversité), « chaque individu fait une différence ». Nous pouvons donc « Agir localement ». Nous faisons partie de l’écosystème, nous sommes un maillon de la chaine et nos gestes ont une incidence sur les autres. Nous sommes tous uniques, nous avons tous notre propre rôle à jouer et nous sommes responsables de notre propre vie et de ses conséquences. Prendre conscience de cette responsabilité peut apporter une réaction négative, un poids à porter, une culpabilisation, etc. Hors être responsable de sa propre vie, c’est top ! Ça veut dire que chaque personne a autant de valeur qu’une autre, qu’elle est libre et qu’elle n’est pas réduite à sa condition sociale ou familiale. Et bien sur, qu’elle peut oeuvrer des changements par ses choix de vie, de consommation, etc. Nous pouvons le faire !


J’accueille l’histoire du colibri


« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

En étant responsable de ses actes, nous devenons acteurs de notre vie et de nos choix. Au lieu de réagir au monde extérieur, nous agissons selon notre propre chef. Nos gestes du quotidien prennent plus de sens en les ayant choisis au lieu de faire « comme les autres », « selon les usages » ou « de manière normale ». Petite précision : je ne souhaite pas culpabiliser les gens par ce propos. Ce dernier vise surtout à éveiller notre conscience pour être mieux avec soi. En effet, nous nous enfermons souvent dans un quotidien, où nos gestes, nos choix sont dictés par la routine, les habitudes, les croyances. La vision globale permet de temps en temps de prendre du recul, de changer une ou deux actions dans nos habitudes et d’apporter un peu de lumière, de confiance, de mieux-être chez nous. Faire une action nouvelle pour la planète par exemple peut être une source de bonheur intérieur. De plus, faire sa part, prendre ses responsabilités, jouer son rôle dans sa propre vie nous amène à repenser notre vision de soi, du monde qui nous entoure et des autres. C’est souvent la première clé du changement vers plus de confiance en soi, de connaissance de ses propres besoins, propres valeurs et d’un mieux-être général. Je fais ma part, alors je suis ?


Je ritualise au quotidien


Faire sa part, prendre des initiatives, découvrir de nouveaux modes de vie au plus proche de vos aspirations profondes, ça vous tente? Concrètement, pour un achat d’un objet par exemple, je me renseigne sur la fabrication, les matières premières, l’origine, les différents choix possibles (marques, etc.) et je choisis celui qui correspond le plus à mes besoins, à mes envies et à mes valeurs. Prenons un exemple, encore plus concret, l’ivoire : je décide de ne pas acheter de bijoux contenant de l’ivoire (agir localement) pour éviter le massacre des éléphants en Afrique (penser globalement). Certains diront que cela ne changera rien car d’autres les achèteront et le trafic continuera. Oui, mais ma propre conscience ne sera pas brimée, je me respecterai pour cette décision et ce geste ne sera pas si anodin. En effet, le consommateur est le décideur dans la société de consommation : l’offre n’existe que s’il y a de la demande. Quelques idées pour commencer ce cheminement, sans culpabilisation et avec bienveillance :

Je choisis un domaine d’action : que ce soit un domaine matérialiste : nourriture, cosmétiques, déchets, minimalisme, rangement, etc. ou un domaine plus mental : émotions, blessures, bienveillance, slow life, low tech, etc.


Je me pose des questions : en observant mes actions, en prenant du recul, en essayant de voir comment ça impacte ma vie, celle des autres et la planète


J’analyse mes actions et les actions des autres : en prenant des informations extérieures, en regardant des documentaires, en lisant des livres, en recueillant les conseils de personnes ayant déjà faites cette démarche, etc.


Je choisis un plan d’actions : suivant mes envies et mon propre rythme, je mets en place des actions les unes après les autres pour changer mon mode de pensée et/ou de consommation


Je prends un temps pour visualiser ce que j’ai accompli : une fois les actions mises en place, la nouvelle routine installée, je n’oublie pas de contempler ce que je viens d’achever et de me remercier pour ce nouveau pas vers le bonheur. Avec le temps, j’essaye de ne pas figer ma démarche, je m’adapte à mes besoins au fil du temps pour garder mon équilibre

L’important n’est pas le but final mais le chemin parcouru.
Un petit geste est déjà un début et une réussite !


Publié par Huit de la Marine

Éclaireuse vers le bien-être, le naturel et la communication

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